Bon je suis déoslé, je n'étais pas venu ici depuis longtemps, mais me voilà de retour, parce que le rock'n'roll eh bien, ça colle à la peau... Et puis je pense à tous ceux qui me lisent : Phil, Michourock, Uncle Gil et surtout Lucie, qui a su trouver les mots parfaits pour m'encourager. Alors merci à tous, qui ne me donnez pas l'impression d'écrire pour rien !
Donc on continue avec Hasil Adkins, l'un de mes petits protégés, parce que beaucoup trop méconnu. Le problème d'Hasil, c'est qu'il a commencé tout seul, sans personne pour l'aider. Il est né en 1937, pas loin de Madison, en Virginie, dans une famille pas riche, comme beaucoup de ses coreligionnaires. Hasil avait 9 frères et s½urs, un père mineur et il s'apprêtait à devenir mécano lorsqu'il a découvert le rock'n'roll, en 1955. Hasil s'est mis à toucher à tout : harmonica, piano, guitare, batterie...
Un dingue complètement passionné. Hasil c'est l'inventeur du psychobilly, vingt avant les Cramps. Ses chansons, dès 1956, parlent de meurtres et de violence. Et donc, logiquement, Hasil ne trouve personne pour produire ses disques. La preuve, il ne sortira son premier album qu'en 1962 chez Air. Sur la première face on trouve "She's mine", pur morceau rockabilly écrit des années avant et surtout, sur la face 2, le somptueux "Chicken Walk" totalement psycho et barré.
Bon, Hasil a écrit des centaines (des milliers peut-être...) de chansons et il reste un chanteur méconnu du grand public, mais carrément culte pour les psychobillies du monde entier, qui savent ce que leur musique lui doit. Son héritage est colossal.
Hasil est mort le 26 avril 2005 (il faut dire qu'il s'enfilait tout de même plusieurs litres de vodka par jour) dans sa caravane où il vivait toute l'année, à 100 mètres de sa maison natale... Un peu Mississippi John Hurt version white.
Si ça c'est pas du pur esprit rock...